var target = 'lM_2210-' + Math.random(); var content = '
Cette audience p\u00E9nale est termin\u00E9e.
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
Fabienne se jette dans les bras de sa m\u00E8re. Les deux femmes sont effondr\u00E9es. \"J\'esp\u00E8re qu\'on nous rendra notre m\u00E8re le 28 janvier 2017 comme vous avez dit M. l\'avocat g\u00E9n\u00E9ral.\" (en r\u00E9f\u00E9rence aux remise de peines \u00E9voqu\u00E9es).
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
La pr\u00E9sidente.<\/b> \"La pr\u00E9m\u00E9ditation n\'a pas \u00E9t\u00E9 retenue. Jacqueline Sauvage n\'\u00E9tait pas en l\u00E9gitime d\u00E9fense\". La cour fait son retour et va rendre son verdict. Confidence de la greffi\u00E8re, \"le verdict ne devrait plus tarder\". La cour est les jur\u00E9s vont bient\u00F4t faire leur retour. Commentaires <\/b> La cour et les jur\u00E9s partent d\u00E9lib\u00E9rer. L\'audience est suspendue. Les d\u00E9bat sont clos Derni\u00E8re intervention de Jacqueline Sauvage.<\/b> \"Je demande \u00E0 retrouver mes enfants et petits-enfants. Je demande pardon aux soeurs de mon mari pour ce que j\'ai fait. \" Me Tomasini<\/b>. \"Mesdames et messieurs les jur\u00E9s, peut-\u00EAtre que toute cette notion de souffrance \u00E0 un sens. Peut-\u00EAtre qu\'\u00E0 travers ce proc\u00E8s, la soci\u00E9t\u00E9 va d\u00E9finitivement comprendre pourquoi les victimes de violences conjugales peuvent tuer pour survivre.\" Me Tomasini<\/b>. \"Cette femme elle a 68 aujourd\'hui. Elle a v\u00E9cu presque 50 ans d\'enfer. Mais cette femme a tout perdu. Elle a perdu son fils. Elle a perdu l\'honneur de ses filles qui ont v\u00E9cu des choses \u00E9pouvantables. Elle a perdu toute estime d\'elle-m\u00EAme. Le seul espoir est de retrouver un peu de joie aupr\u00E8s des petits-enfants.\" \n \t\n \t Me Tomasini<\/b> . \"Si aujourd\'hui dans cette affaire, Jacqueline Sauvage comparait comme l\'auteur d\'un homicide sur son \u00E9poux, en r\u00E9alit\u00E9 la vraie victime de ce proc\u00E8s, c\'est elle.\" Elle explique aux jur\u00E9s le fonctionnement d\u00E9taill\u00E9 de la m\u00E9moire traumatique chez quelqu\'un qui a subi des violences. Elle parle de l\'explosion de la \"m\u00E9moire traumatique\" chez Jacqueline Sauvage le soir des faits qui explique son passage \u00E0 l\'acte. Me Tomasini<\/b> . \"Le pouvoir de d\u00E9cision de cette femme \u00E9tait affect\u00E9 au moment des faits par un \u00E9tat psychologique post-traumatique.\" Me Tomasini<\/b> se r\u00E9f\u00E8re \u00E0 une affaire jug\u00E9e au Canada il y a 20 ans. Une femme battue a \u00E9t\u00E9 acquitt\u00E9e alors qu\'elle n\'\u00E9tait pas en \u00E9tat de l\u00E9gitime d\u00E9fense. Me Tomasini. <\/b>\"A l\'\u00E9poque, le l\u00E9gislateur s\'est inspir\u00E9 d\'une situation de deux hommes de poids et taille \u00E9gaux pour d\u00E9finir la l\u00E9gitime d\u00E9fense. L\u00E0, on a un homme agressif, alcoolique, massif. A c\u00F4t\u00E9, on a Jacqueline, fr\u00EAle, totalement terroris\u00E9e apr\u00E8s 50 ans de violences. \" Me Tomasini. <\/b>\"Elle n\'a pas pu avoir le temps de se poser la question de la r\u00E9action proportionnelle. Sa r\u00E9action est proportionnelle \u00E0 la menace de mort. \" Me Tomasini. <\/b>\"La question de la l\u00E9gitime d\u00E9fense, je vais vous d\u00E9montrer que oui, c\'\u00E9tait un geste de survie.\" Me Tomasini. <\/b>\"Lorsque Norbert Marot a cass\u00E9 la poign\u00E9e ext\u00E9rieure de la porte et qu\'elle lui a ouvert, elle \u00E9tait shoot\u00E9e par les m\u00E9dicaments. C\'est plausible qu\'elle n\'ait plus eu la notion du temps. Il ne pouvait \u00EAtre que plus de 19h \u00E0 ce moment. Une voisine dit avoir vu Norbert sur sa terrasse \u00E0 18h30. C\'est apr\u00E8s qu\'il a fait irruption et lui a demand\u00E9 de pr\u00E9parer la soupe. On ne pr\u00E9pare pas la soupe \u00E0 15h30.\" Me Tomasini. <\/b>\"Elle connaissait les \u00E9clairs dans ses yeux, le tonnerre dans sa voix et la pluie de coups de poing.\" Me Tomasini.<\/b> \"Elle a tu\u00E9 son mari \u00E0 coup de fusil car elle a cru qu\u2019elle allait mourir. Ce n\u2019est pas pour autant une criminelle, M. l\u2019avocat g\u00E9n\u00E9ral. Ce n\u2019est pas aussi simple et cynique que vous l\'a pr\u00E9sent\u00E9 l\u2019accusation. Je vais vous demander d\u2019essayer de vous mettre \u00E0 la place de cette femme prisonni\u00E8re d\u2019un enfer conjugal pendant 47 ans. Un enfer, physique, moral. 3 filles abus\u00E9es sexuellement, 2 viol\u00E9es.\" Me Tomasini prend la parole \u00E0 son tour pour la d\u00E9fense. \u00AB Je souhaiterais que ce soir, vous soyez en paix en regagnant votre foyer \u00BB, conclut Me Bonaggiunta. Me Bonaggiunta. <\/b>\"Aujourd\'hui, je vais vous demander, de prendre en compte le combat de cette femme, elle est meurtrie. Un combat qu\'elle a men\u00E9 pour tenir debout. Pour vivre, ou plut\u00F4t survivre. Vous repr\u00E9sentez la soci\u00E9t\u00E9, la soci\u00E9t\u00E9 doit aider cette femme. Elle a besoin d\'aide. Elle a tu\u00E9 pour vivre, et ne pas mourir. Elle a commis un acte fou, pour ne pas devenir folle. Donnez lui la possibilit\u00E9 de retrouver ses enfants, ses petits-enfants au plus vite. Donnez lui cette chance, elle n\'a jamais eu de chance.\" Me Bonaggiunta. <\/b>\"Le jour des faits, elle avait envie de parler. Elle a parl\u00E9 des difficult\u00E9s de tr\u00E9sorerie. Mais \u00E7a a ennuy\u00E9 son mari. Il ne voulait pas discuter. Il s\'est \u00E9nerv\u00E9. Il l\'a menac\u00E9e... Elle s\'est enferm\u00E9e dans la chambre pour \u00EAtre en paix, mais il ne l\'a pas laiss\u00E9e en paix.\" L\'avocate relate la sc\u00E8ne de violence avant les faits. \"Sa t\u00EAte explose, elle est d\u00E9boussol\u00E9e, et elle commet l\'irr\u00E9parable. Elle a voulu se prot\u00E9ger. \" Me Bonaggiunta. <\/b>\"Aujourd\'hui, elle appara\u00EEt comme confuse et ambivalente, \u00E0 cause du traumatisme de 47 ans de violences. Elle ne pouvait pas partir, il faut que vous ayez \u00E7a en t\u00EAte...\" Me Bonaggiunta. <\/b>\"Jacqueline a \u00E9t\u00E9 dans une situation de d\u00E9pendance qui s\'est install\u00E9e au fil des ann\u00E9es. C\'est pour \u00E7a qu\'elle n\'a pas parl\u00E9. Elle l\'a id\u00E9alis\u00E9 lors de la rencontre. Et puis au cours de la vie commune, la relation a d\u00E9bouch\u00E9 sur de l\'agressivit\u00E9. Pour lui, elle ne devait pas pr\u00E9tendre \u00E0 la libert\u00E9. Elle est devenue sa chose. C\'est ce qu\'on appelle l\'emprise. Il l\'intimidait. Il y a des phases de lune de miel, mais qui ne durent pas, et c\'est de nouveau la violence. C\'est un cycle, orchestr\u00E9 par Norbert Marot. 47 ans de domination sur Jacqueline Sauvage. Elle est enferm\u00E9e dans une toile d\'araign\u00E9e. \" Me Bonaggiunta reprend un \u00E0 un les t\u00E9moignages des voisins<\/b> pour insister, s\'il le fallait, sur la personnalit\u00E9 d\u00E9testable de Norbert Marot. Me Bonaggiunta. <\/b>\"Cet homme faisait peur \u00E0 tout le monde. A sa mort, sa petite-fille parle de \'lib\u00E9ration pour toute la famille\'\" Elle rappelle le t\u00E9moignage de l\'ancienne compagne de Pascal, qui a \u00E9t\u00E9 violent avec elle. Et la difficult\u00E9 de parler et de partir, pour une femme battue. \n \t\t\t\tMe Bonaggiunta d\u00E9roule le fil des violences subies par les filles, racont\u00E9es au cours du proc\u00E8s. Me Bonaggiunta. \"<\/b>\'Il a toujours dit qu\'il nous tuerait un jour\', martelait-t-il. Elles ont toujours v\u00E9cu avec cette phrase assassine.\" Me Bonaggiunta. <\/b>\"Jacqueline Sauvage ne va pas \u00E9viter le pire.\" L\'avocate raconte cr\u00FBment le viol de Carole. \"La peur paralyse tout le monde. M\u00EAme avec sc\u00E8ne horrible, sa fille ne parlera pas.\" Me Bonaggiunta. <\/b>\"Elle n\'a jamais parl\u00E9, c\'est peut-\u00EAtre le seul reproche qu\'aujourd\'hui on peut lui faire. Mais parler \u00E0 qui ? Elle n\'\u00E9tait plus proche de sa famille, loin de sa belle-famille, ils n\'avaient pas d\'amis. Elle ne dira rien. Elle ne pouvait pas y croire \u00E0 propos du viol et des attouchements. Elle s\'en veut. \" \"Voil\u00E0 ce que Jacqueline Sauvage a v\u00E9cu. Elle a dit apprendre \u00E0 vivre avec un \u00E9go\u00EFste, associable, infid\u00E8le. C\'est devenu un bourreau, qui l\'a malmen\u00E9e. \" Me Bonaggiunta. <\/b>\"Elle me dit qu\'elle faisait tout pour \u00E9viter la col\u00E8re de son mari. Mais \u00E7a ne va jamais bien. Il s\'\u00E9nerve pour un oui ou pour un non.\" Me Bonaggiunta. <\/b>\"Pourquoi n\'est-elle pas partie ? Au d\u00E9part, elle me dira qu\'il fermait les portes \u00E0 clefs, il prenait les cl\u00E9s de voiture... Elle aura trouv\u00E9 le courage de partir une fois. Elle a aussi fait trois tentatives de suicide. Elle dit avoir eu une pens\u00E9e pour les enfants quand elle a voulu se suicider, ce qui l\'a emp\u00EAch\u00E9e. Elle me dit qu\'elle pensait que son mari allait comprendre ce geste. \" Me Bonaggiunta <\/b>\"Le drame dans cette histoire, c\'est que les enfants sont t\u00E9moins. Et malgr\u00E9 toutes les difficult\u00E9s, elle ne pense pas \u00E0 partir. Quand son mari est licenci\u00E9, elle trouve une solution. Bien s\u00FBr elle est d\u00E9termin\u00E9e, mais a-t-elle vraiment le choix ? C\'est l\u00E0 qu\'ils cr\u00E9ent une soci\u00E9t\u00E9 de transport. Elle s\'occupe de toute la gestion. \"
\"Jacqueline Sauvage est condamn\u00E9e \u00E0 la peine de 10 ans de r\u00E9clusion.<\/b>\"
La m\u00EAme peine qu\'en premi\u00E8re instance donc.
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t
Aur\u00E9lie. \"Bonsoir quand le verdict sera til prononc\u00E9 ?\"
<\/i>@Aur\u00E9lie : <\/i>nous n\'avons pas d\'id\u00E9e pr\u00E9cise sur la dur\u00E9e du d\u00E9lib\u00E9r\u00E9... Le verdict est attendu dans la soir\u00E9e.
<\/i><\/span> <\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\"En pronon\u00E7ant l\'acquittement de Jacqueline Sauvage vous ferez justice.<\/b>\"
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\"Oui, Jacqueline Sauvage a tu\u00E9 son mari en \u00E9tat de l\u00E9gitime d\u00E9fense. Vous avez les pouvoirs de repousser les limites de la d\u00E9finition de cette l\u00E9gitime d\u00E9fense appliqu\u00E9e aux situations de violences conjugales.\"
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\"Au Canada on prend en compte la situation psychologique d\'une femme battue pour d\u00E9finir la l\u00E9gitime d\u00E9fense et ce n\'est pas un permis de tuer, M. l\'avocat g\u00E9n\u00E9ral. C\'est un \u00E9tat civilis\u00E9. \"
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\"Avant Jacqueline, il y avait Alexandra Lange, qui a \u00E9t\u00E9 acquitt\u00E9e du meurtre de son mari violent. Je l\'admets, les circonstances \u00E9taient diff\u00E9rentes. Mais Alexandra et Jacqueline \u00E9taient arm\u00E9es, les hommes eux ne l\'\u00E9taient pas. Il y a une disproportion de base. \"
\"De dos, cela a sans doute \u00E9t\u00E9 sa seule chance de survie. Alors oui, nous pouvons dire que la r\u00E9action de Jacqueline \u00E9tait proportionnelle \u00E0 l\'agression de Norbert Marot, et ce en prenant en compte l\'\u00E9tat psychologique de cette femme.\"
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\"Peut-\u00EAtre\n que certains parmi vous pensent \u00E0 un geste de col\u00E8re, ou un geste de \nvengeance. Mais il n\'en est rien. Ce geste a \u00E9t\u00E9 command\u00E9 par la \nn\u00E9cessit\u00E9 de sauver sa vie.\"
\"Pourquoi M. Marot aurait-il d\u00E9rob\u00E9 les clefs et les cartes de cr\u00E9dit sinon pour l\'emp\u00EAcher de fuir ?\"
\"La loi nous dit que la r\u00E9action, pour qu\'elle soit l\u00E9gitime, doit \u00EAtre effectu\u00E9e dans le m\u00EAme temps, et pas \'en m\u00EAme temps\'. La jurisprudence nous dit juste que le d\u00E9lais entre les deux actes ne doit pas \u00EAtre trop long. Je dis que les visions ang\u00E9liques ou dogmatiques de la l\u00E9gitime d\u00E9fense ne changeront pas la r\u00E9alit\u00E9. Ce jour l\u00E0 personne d\'autre que Jacqueline Sauvage ne pouvait mieux savoir qu\'il risquait de mettre \u00E0 ex\u00E9cution les menaces qu\'elle a entendu toute sa vie.\"
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\"Elle a voulu se prot\u00E9ger, elle sentait que ce soir l\u00E0 c\'\u00E9tait elle ou lui.\"
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
\"Au bout de tant d\u2019ann\u00E9es, la peur est constante, omnipr\u00E9sente. Cette facult\u00E9 de prendre des d\u00E9cisions raisonnable n\u2019existe plus.\"
\"Son geste, c\u2019est un acte de survie. Alors oui, il doit \u00EAtre consid\u00E9r\u00E9 comme un geste de l\u00E9gitime d\u00E9fense.\"
\"Il n\u2019y a pas de pr\u00E9m\u00E9ditation. Il y avait des armes et des balles partout. Elle a pris l\u2019arme et les munitions les plus proches. \"
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t
<\/p>\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t